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Le sommet du G20 à Pittsburgh
Ne craignez rien, esperez un peu !

Le sommet du G20 à Pittsburgh : ne craignez rien, esperez un peu !

Il paraît qu’a été créée une « tour de contrôle de l’économie mondiale » selon Christine Lagarde. Voilà qui est rassurant. Sans doute est-ce un peu exagéré, mais il est déjà bien que les pays les plus puissants aient accepté de se rencontrer dans un climat pacifique.

Premier point politiquement utile : les résolutions contre les excès de certaines rémunérations et contre les paradis fiscaux. Cela va rassurer la population sur la capacité des politiques à moraliser la vie économique.
Certes c’est un peu dérisoire quand on sait que les excès des Banques sont encouragés par l’assurance du soutien des Etats au prix des appels aux finances publiques. On ne supprimera pas la cupidité humaine, surtout si elle apparaît comme peu risquée. Ne valait-il pas mieux – comme l’encourage notre Ministre des Finances-  augmenter la part des fonds propres des Banques, donc des fonds « responsables » face aux risques ?

Second point. La sortie de crise, celle-là comme toutes les autres repose sur les incitations productives humaines, ou sur la suppression des contre-incitations, ce qui est complémentaire.
Là nous sommes restés sur notre faim. Les rigidités règlementaires et fiscales n’ont pas été abordées et moins encore combattues. Il serait pourtant dans une bonne logique « humaniste » de faire davantage confiance aux hommes qu’aux Etats.

Troisième point. Les Etats, justement, sont de bons donneurs de leçons, mais de piètres exemples.
Leur gestion, déficits récurrents et endettement croissant, par incapacité à maîtriser les dépenses publiques, prépare des « retours de bâton » potentiellement générateurs de la prochaine crise : celle des dettes souveraines. Espérons qu’il n’en sera rien et que le prochain G20 s’attaquera à ces questions.
Après tout, selon certaines voix autorisées : « La crise a restauré le bon sens », dans les entreprises. Cela peut aussi toucher les Etats !